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Patrick Buisson, les musulmans et la trottinette




Ça commence comme une bonne blague : « c’est l’histoire d’un Français, d’un Italien et d’un Arabe… ! » Mais il n’en est rien, c’est une buissonnade : « J’ai plus de respect pour une femme voilée que pour une lolita en string de 13 ans (…) pour un musulman qui fait sa prière cinq fois par jour que pour les bobos écolos à trottinette. »




Ainsi s’exprimait, le 8 mai sur BFMTV, l’ex-Mazarin de Nicolas Sarkozy : Patrick Buisson, auteur de La fin d’un monde. Conseiller politique, journaliste et réactionnaire assumé,


Patrick Buisson est un homme de l’écrit et du temps long. Le tempo médiatique, lui, est tout différent. Et en 44 minutes de discussion rythmée par Apolline de Malherbe, on peine à faire entendre une pensée subtile et étayée, même si l’ancienne chevènementiste vole un peu plus haut que Hanouna. La télévision le permet-elle seulement ? N’est-elle pas cette nourrice OGM au sein duquel se greffent une masse de zombies sans foi ni loi ?


Pour comprendre Buisson, il faut se plonger dans le lointain passé : au Ve siècle et sous les latitudes romaines. Les Barbares déferlent sur l’empire romain depuis 376 et la bataille d’Andrinople, où l’empereur d’Orient Valens, après avoir persécuté les catholiques au profit des hérétiques ariens, finit brûlé vif dans une grange par les Goths… ariens de leur état ! «


C’est l’karma » disent les jeunes. Les villes sont dépeuplées, la production d’objets se tarit, l’agriculture décline et les carrières sont abandonnées, tandis qu’on arrache la pierre aux bâtiments anciens pour en construire de nouveaux. Mais les Barbares sont divisés (Francs païens, Goths ariens, etc.) et se déchirent en combats fratricides. Au milieu des cendres surgit une pousse vigoureuse, qui s’empare des ruines et devient lierre, sur lequel s’appuieront les conquérants pour rebâtir un monde : l’Eglise.


Avec son armée d’évêques, le Corps mystique du Christ est mobilisé par une idée forte, orthodoxe et unitaire : le Père, le Fils et le Saint-Esprit – un Dieu unique en trois personnes – consacrée au Concile de Nicée en 325.


Matériellement ruinée, la latinité est riche de sa fervente unité spirituelle et subjugue le cœur des envahisseurs. Certes, Germains, Celtes et Latins descendent du tronc commun indo-européen et des relations de commerce, mâtinées de guerre et de diplomatie, avaient contribué à les rapprocher. En Orient, Rome perdure. Mais deux siècles plus tard, elle est à genoux, minée par les querelles de palais et la diversité de cultes pseudo-chrétiens, en l’absence d’une autorité dogmatique forte pour éteindre ce foyer d’hérésies.


Après dix ans de jihad, Byzance tombe aux mains d’un peuple soudé par une autre idée fixe : « Allah est grand et Mohammed est son prophète. » La conquête arabe est trop foudroyante pour enrayer le commerce et les arts, qui persistent. L’Orient restera prospère mais, spirituellement démuni, il sombrera dans l’islam.


Pour être et durer, l’or ne suffisait pas. Il manquait à l’Orient une idée rassembleuse comme une citadelle. Les musulmans en avaient une, les Gallo-romains en avaient une autre. Et nous, dans tout cela ? Pour reconquérir nos patries charnelles, il faudra reconquérir notre identité.



Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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