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Rapport Sauvé : arme de destruction massive contre l’Eglise



Dans le rapport Sauvé, la Ciase propose de remettre en cause le secret de la confession… Mais combien de ces crimes ont-ils été avoués à un prêtre ? Qui le sait ?


Placer le débat sur la confession revient à accuser l’Eglise, sans présomption d’innocence, de complicité systématique avec les violeurs. « Il existe des cas tragiques où les enfants racontent à leur confesseur ce qu’ils ont subi, ou des agresseurs disent ce qu’ils ont fait.


Le confesseur ne devrait rien dire alors que la loi l’y oblige ?! » s’énerve le théologien Joël Molinario. Traduction : la République est supérieure à Dieu. Il continue : « soit je respecte la discipline de l’Eglise, soit je respecte le commandement du Christ qui demande de protéger les plus petits.


Quand un enfant est en danger, l’Eglise doit ajuster sa discipline. » Bossuet nous disait que l’Eglise est « Jésus répandu et communiqué », notamment par l’absolution. Selon la Ciase, dans un catéchisme revu et corrigé, le secret de la confession relève de la discipline, faisant mine d’oublier que l’absolution est un sacrement, le lieu de l’action de l’Esprit saint. Au nom de la dictature laïque de la transparence, foin du Saint Esprit, priorité à la délation !


Soyons clairs : les pédocriminels méritent d’être pendus par les testicules ou envoyés en colonie pénitentiaire médicalisée. Mais les conséquences du remède préconisé par la Ciase sont pires que le poison. Lever le secret de la confession, c’est achever de décrédibiliser un peu plus le prêtre en lui demandant de travailler pour la Police et la Justice, un moyen subtil de casser un peu plus le sacerdoce et, plus grave, de jeter la méfiance dans les esprits au sujet de la Miséricorde, dont les hommes en noir sont l’incontournable relais.


Bref, il faut séculariser l’Eglise. En clair : la désacraliser, donc la détruire. Tout cela dans la dynamique actuelle de la société de surveillance, de la même façon que l’on somme les restaurateurs de contrôler le Passe sanitaire.


En 2019, dans une note approuvée par le pape, la Pénitencerie apostolique a rappelé que le secret inviolable de la confession « n’admet aucune exception ». Les confesseurs sont donc appelés à mourir pour le défendre, par loyauté envers le pénitent et pour témoigner du Salut, car à chaque absolution s’opère le salut personnel du Christ (Zenit, 01/07/2019).


Défendre le secret de la confession n’est pas une option, c’est un témoignage vital de notre foi. En grec, « témoignage » se dit martyrion. Cohérent, Jean-Marc Sauvé, jésuite raté et complice de la destruction de la croix de Ploërmel en 2017, attaque « l’identification du prêtre au Christ (…) même en dehors de la célébration de l’Eucharistie ». Dans le confessionnal, le prêtre agit « non comme homme, mais comme Dieu », selon la Pénitencerie apostolique, et « il “ne sait pas” ce qui lui a été dit parce qu’il ne l’a pas écouté en tant qu’homme mais au nom de Dieu ». Cerise sur le gâteau : la Ciase pointe une « conception excessivement taboue de la sexualité susceptible de créer des points aveugles graves ». Le débat sur le célibat des prêtres n’est pas loin, en embuscade sous le coude du diable. Nos armes : le chapelet, la formation actuelle et l’argumentation décomplexée.


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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