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Monseigneur Toutpetit et la chrétienté qui vient




Selon Monseigneur Aupetit, évêque de Paris, ceux qui communient sur la langue et ne portent pas de masque « font leur petit business dans leur coin », « ce sont eux qui nous ont mis là-dedans ». Comprenez : dans la crise sanitaire et le confinement carcéral. Cette déclaration a été faite sur Radio Notre Dame, le 17 novembre. Il n’y a qu’un manque de foi envers l’eucharistie, pilier de la doctrine catholique, pour expliquer un propos aussi minable, formulé sur le ton hautain du fonctionnaire endormi par le sentiment de toute-puissance qui découle de son assujettissement aux puissants. Un propos révélateur d’un cœur sec, d’un esprit cynique et d’une intelligence atrophiée par la fréquentation d’autorités politiques corrompues. Mon Dieu, comment pouvons-nous endurer de tels pasteurs ? Ô Seigneur, parmi les douze apôtres, desquels vos évêques sont les successeurs, vous avez bien supporté Judas… Le monde se divise de plus en plus entre les hommes de principe, ces obstinés qui persistent à observer les règles les plus élémentaires de la courtoisie – comme montrer son visage au moment de saluer une personne – et accordent plus de respect au Dieu créateur de l’univers qu’aux caprices de César, et puis les autres, qui à force de tout supporter finissent par tout approuver. Le monde se divise entre les saint Jean Chrysostome, les « Bouche d’or » qui disent leurs quatre vérités à l’hyperclasse mondialiste, et les Pierre Cauchon. On ne refera pas une chrétienté avec ces bourgeois étriqués rêvant d’un christianisme soluble dans les « apéros visio », un christianisme avide de plaire au monde et à ses ennemis. Benoît XVI nous avait prévenu : « Dépourvu de vérité, l’amour bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement remplie. » (Caritas in veritate, 2009). La vérité se faisant de plus en plus rare depuis le début de la grippe de Wuhan, l’amour ne serait plus d’abord dû au Seigneur mais à cette pauvre chair humaine, objet de toutes nos attentions narcissiques, et la santé du corps – que l’on s’acharne à prolonger pour mieux la dégrader par la malbouffe et le mariage du canapé avec la télé’ – primerait désormais le salut de l’âme.

Nous referons une chrétienté avec des hommes debout qui ont le feu au cœur, nous referons une cité catholique avec des païens mal dégrossis, des Guy Gilbert tradis, des trompettes dans les églises, des fronts maculés de poussière à force d’être plaqués au sol, des planteurs de croix sur les sommets, des croisés de l’eucharistie et des pénitents mexicains qui portent des fagots épineux de trente kilos sur le dos. Nous referons une chrétienté avec des évêques qui défendent leurs brebis contre les mercenaires de la République au lieu de collaborer avec nos bourreaux. Ça, c’est le christianisme. Le reste, c’est du temps perdu. Qu’ils poursuivent leurs réunions courbettes place Beauvau et nous laissent à notre « business », peu lucratif ici-bas mais très prometteur à qui garde l’espérance contre toute attente. Jésus !


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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