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Le motu proprio, occasion de redécouvrir… la messe Paul VI !





Tolkien a connu le concile Vatican II et le séisme liturgique de 1969, qui donna naissance à la nouvelle messe. Attaché à la forme traditionnelle, il se plaisait à répondre en latin aux paroles du prêtre lorsqu’il devait subir la forme ordinaire. D’autre part, il conseillait à son fils, Christopher, d’assister de temps à autre à la messe Paul VI pour éprouver sa foi, afin que ce dernier n’oublie pas que le Christ est également présent dans l’eucharistie célébrée dans le nouveau missel.


Assister de façon exceptionnelle à la messe Paul VI dans le contexte actuel, c’est mesurer ce qui nous attend dans l’Eglise rêvée par les mauvais éléments qui entourent le pape François. Tout, dans cette messe telle qu’elle est dite la plupart du temps, est un catéchisme progressiste.


Le prêtre délibérément en retrait, symbole terrible de l’autorité complexée, pendant que les laïcs, s’inclinant à peine devant l’autel, se relaient au pupitre comme les députés révolutionnaires montaient à la tribune pour justifier la mort du roi.


La prière universelle, aussi gélatineuse qu’une publicité inclusive. La « procession des bougies », ou des offrandes, qui voit les laïcs avancer entre les deux travées centrales, comme un énième rappel de leur présence envahissante dans un culte pourtant rendu à Dieu, et non aux hommes…


Le célébrant face au peuple, dos au tabernacle – délibérément introuvable selon la nouvelle architecture intérieure des églises – dans une attitude démagogique qui invite plus au bavardage qu’à la contemplation des mystères divins. Heureux Covid qui nous a épargné la paix du Christ !


Tout cela crée un climat qui détourne le prêtre de sa mission première, celui de nous apporter le Ciel. Rabattu sur le côté du chœur, on le voit s’affairer sur la sonorisation pour interrompre les larsens qui agressent les tympans des fidèles. Le prêtre, prothèse humaine de la technologie triomphante, dans une catholicité tiédasse où l’on n’est plus capable de s’adresser à une assemblée sans micro. L’affaiblissement héréditaire des cordes vocales par les haut-parleurs, c’est le transhumanisme.


Et puis, bien sûr, l’énorme scandale de la communion sur les mains, qui n’est plus un moment d’humilité suprême devant son Créateur, mais le lieu de l’orgueil humain déployé sans complexe, où Adam refuse de recevoir et affirme son droit à prendre le divin, en propriétaire de la grâce, comme un vulgaire « droit à ».


Comment, alors, s’étonner de voir ces limaces humaines de quinze ans, en tongs et bermuda synthétique, se traîner jusqu’aux marches de l’autel pour la communion ? Devant un tel spectacle, comment les blâmer de cet ennui profond ? La papolâtrie inhérente aux cercles progressistes, dérivatif bancal au manque de sacré liturgique, a préparé les esprits des fidèles à porter le masque jusqu’au front et à se laver les mains dans un bain d’acide hydroalcoolique vingt fois par jour.


Quand on se contente d’une liturgie au rabais, cimetière des ambitions spirituelles, que reste-t-il d’esprit critique et d’ardeur intellectuelle ? La révolution liturgique a préparé la soumission macroniste des catholiques. La liturgie traditionnelle nous rendra la vie.


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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