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La mort de Samuel Paty et de nos illusions



Un professeur a été décapité en pleine rue par un jeune musulman pour avoir montré des dessins attaquant le « prophète » de l’islam durant un cours d’éducation morale et civique (EMC).


Il y a un temps pour le recueillement et un autre pour l’analyse. Voici le moment de dresser un bilan.


Abusé par l’idéologie républicaine, qui prône le nécessaire déracinement des individus pour les faire accéder à la « Raison », un professeur de l’Education nationale a cru possible d’enseigner à des adolescents que l’on pouvait tolérer l’intolérable : le viol de ce qu’il y a de plus sacré aux yeux de leurs familles. Et Samuel Paty, prisonnier de son ignorance entêtée, reçut en plein visage le retour de boomerang de la dure réalité.


Chassez l’identité et les racines reviennent au galop. Leur redécouverte explose aussi maladroitement qu’on a tenté de les étouffer sous le poids de « valeurs républicaines » fondamentalement totalitaires, puisqu’elles prétendent remplir l’être humain comme un cancer rongeant les organes vitaux de la foi et de la vie intérieure.


La mort de Samuel Paty est celle du laïcisme, philosophie incompréhensible pour des populations issues de sociétés traditionnelles où la vie quotidienne s’organise autour d’un livre rédigé directement par la main d’Allah (dogme de la « Parole incréée »), sans l’intermédiaire humain (comme la Bible).


La mort de Samuel Paty est celle du multiculturalisme, folle utopie en vertu de laquelle on fait coexister le saucisson et le hallal, le respect de la femme et le voile, le dialogue et la fatwa, la Croix et le sabre islamique.


La mort de Samuel Paty est celle de la philosophie de la déconstruction, qui fleurit dans les années 70 et 80 sous l’impulsion de Deleuze et Foucault, sources majeures d’inspiration pour les anarchistes chiliens qui brûlent des églises et fracassent des statues de la Vierge au moment où j’écris ces lignes. Une fois que l’on a tout détruit (Dieu, patrie, famille, honneur, mérite, effort…), que reste-t-il ? Le vide, rapidement rempli par les minorités agissantes fortes de leurs inébranlables convictions : musulmanes, antifas, etc.


La mort de Samuel Paty est aussi celle de l’Education nationale, incubatrice de tarés en tout genre, et devrait sonner le glas des ambitions liberticides à l’égard de l’école à la maison, dont aucun terroriste n’est jamais sorti.


La mort de Samuel Paty est potentiellement celle de nos libertés, puisqu’au nom du « droit au blasphème », premier article de foi de la République agonisante, tout autre principe enseigné en famille, à l’école ou dans une autre institution entraînera un contrôle minutieux et des sanctions à la clef.


Du discours d’Emmanuel Macron contre le séparatisme à la promotion du sacrilège dans le sillage de Je suis Charlie, il n’y a qu’un pas. Le spectacle continue, un acte après l’autre, dans la sidération la plus totale.


Et nous sommes là, avec nos bougies et nos masques, comme des veaux promenés jusqu’à l’abattoir. La mort des illusions de la gauche ne doit pas nous faire ignorer l’accélération brutale de la tyrannie étatiste, du marxisme culturel, de l’athéisme et du lobby pharmaceutique. Séparons-nous de cet enfer !

Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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