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L’urgence : bâtir la communauté




Les menaces sur l’instruction en famille et la liberté sanitaire, via la loi contre le séparatisme et l’obligation vaccinale, constituent une accélération aussi décisive que brutale vers le totalitarisme. Un totalitarisme qui transcende les vieux clivages politiques (libéraux contre socialistes, conservateurs contre progressistes, etc.) et dispose de moyens inédits pour faire plier un peuple à des injonctions absurdes.


L’anthropologie même de la France, famille de familles, risque de périr sous les coups de butoirs d’un étatisme technologiquement avancé, en collusion totale avec les puissances d’argent déchaînées par le libre-échange mondial, comme les vents accidentellement libérés par l’équipage d’Ulysse dans l’Odyssée. Bolchévisme sanitaire et gigantisme capitaliste font bon ménage : Macronie et Big Pharma cheminent ensemble vers l’horizon radieux d’une société sans race ni sexe, mais avec double ration de QR Code à chaque entrée dans un lieu accueillant du public.


On ne « discrimine » pas, oh ça non !, mais on trace et on scanne, à tout bout de champ. Les villes deviennent de lamentables agglomérats de bobos et de racailles, les premiers excusant les seconds de faire les poches à leurs enfants, et la périphérie rurale des grandes villes se change en zones-dortoirs au rythme des pavillons qui colonisent les dernières terres agricoles. Il vient le monde prédit par Barjavel dans Ravage, premier roman d’anticipation paru en 1943, qui plante le décor d’une cité futuriste où l’urbanisation a tout vampirisé, ne laissant qu’une oasis d’herbe verte et d’air pur au sud de la France… L’écrivain de la Drôme provençale y chante l’exil d’un couple improbable vers l’horizon de la communauté et de la liberté. La prophétie se réalise et il devient urgent de bâtir ces micro-chrétientés où, pour être réellement libres et s’émanciper du chaos multiracial et techno-hygiéniste, il faudra réapprendre à vivre côte à côte, au gré des échanges de services et des prières en commun, à l’instar des premiers chrétiens.


Oser demander l’aide d’un ami, oser exprimer ses besoins en toute humilité, oser dépendre des autres pour des besoins précis. Oser vivre la communauté sans respect humain, sans pudeur mondaine qui nous fait préférer les services d’un étranger salarié à la main tendue d’un voisin bienveillant. Maintenant, une carte sur la table et un feutre à la main, plantons virtuellement le sillon de Romulus. Identifions les paroisses traditionnelles, les familles solides et courageuses déjà installées, les groupes de scoutisme présents sur zone, les opportunités professionnelles à dénicher ou à créer : formons les écosystèmes de la France de demain, les « isolats » d’un peuple qui ne veut pas mourir.


Nous pouvons écrire des tribunes, coller des affiches, organiser des manifestations et publier des livres, mais si nous ne créons pas nos écoles, nos commerces, nos lieux de résistance, toute forme d’agitation sera inéluctablement vaine. Voici venue l’heure des bâtisseurs, des pionniers et de leurs mécènes. Voici venue l’heure de la reconquête. Il faut amorcer le grand mouvement de retour au pays réel. C’est ici et maintenant, nous n’avons pas cinq ans devant nous.


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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