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Ils ne respectent que la force


Le rapport Benjamin Stora a déjà fait couler de l’encre dans les cercles algérianistes et la presse de droite nationale. Présent a rapporté les aveuglements de l’historien officiel - pour ne pas dire « historien d’Etat » - de la colonisation en Algérie.


Nommé par un président de la République qualifiant l’épopée coloniale de « crime contre l’humanité », nous n’avons pas été déçus puisque Benjamin Stora propose entre autres la panthéonisation de la porteuse de valises Gisèle Halimi. Un petit peu comme si la France de Charles VII rendait les honneurs à l’évêque Cauchon, qui condamna Jeanne d’Arc au bûcher en 1431…


Mais voici que la réponse de l’alter-ego « algérien » de Benjamin Stora (si tant est que cet adjectif ait un sens) arrive à point nommé pour mesurer le gouffre qui existe entre les vœux pieux de la Macronie, parlant de « mémoire réconciliée » comme un marchand de sable, et la violence du directeur des archives nationales de l’Etat-FLN. En effet, celui-ci évoque


« un rapport français demandé par un président français à un citoyen français afin qu’il lui donne un avis sur ce qu’ils nomment “la mémoire apaisée” (…) Il ne nous a pas été transmis de manière officielle pour que l’on soit dans l’obligation, au moins morale, de répondre sur son contenu. (…) Officiellement, c’est comme si ce rapport n’existait pas. »

Abdelmadjid Chikhi est mécontent parce que Benjamin Stora et son équipe se sont mises à plat ventre devant le politiquement correct hexagonal et non devant le ressentiment des héritiers maghrébins du terrorisme FLN. Après l’éventrement de femmes enceintes et la décapitation de civils innocents, les post-fellaghas recourent désormais au terrorisme intellectuel.


Dans la mentalité tribale des Arabes, dont la sauvagerie inhérente au nomadisme a contaminé la psyché des Maghrébins, le pacifisme n’amène pas le respect mais un surcroît de haine à l’encontre de ce qui est interprété, à juste titre ici !, comme de la faiblesse. Peu importe le nombre de courbettes réalisé par les Macronettes, Alger vouera toujours aux gémonies la France et les Français. Comment en vouloir à nos voisins ? C’est l’essence même du rapport de forces géopolitique. Eux, au moins, l’assument. Et nous ?


Perclus d’universalisme bon teint, les élites « françaises » (encore un adjectif douteux) font mine de croire à l’apaisement, fruit d’une discussion entre honnêtes hommes rationnels et raisonnables. Mais les patriotes d’une nation fantôme (« l’Algérie ») sont-ils doués de raison ? Comme êtres humains, oui. Comme militants d’un passé chimérique, non.


Pour Abdelmadjid Chikhi, toutes les archives de la période coloniale (1830-1962) doivent être restituées à « l’Algérie » :

« Peu de pays ont subi ce qu’a subi l’Algérie concernant son patrimoine historique, intellectuel et culturel. Ce qui a été pillé doit être restitué ».

Il faut rappeler à ce chamelier fou que les rues qu’il arpente chaque jour, les coteaux qu’il admire à la campagne (ou ce qu’il en reste) et les bâtiments (hôpitaux, écoles, mairies…) qui tiennent encore debout dans son « pays » ont tous été construits par des Français. Il n’y a pas de discussion possible avec un chien fou.



Julien Langella



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