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Environnement et constitution : l’esbroufe de Macron



Emmanuel Macron a annoncé vouloir réécrire l’article premier de la Constitution pour y inscrire « la préservation de l’environnement, de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique ». 


Le cynisme et le mépris sont les caractéristiques les plus frappantes, outre leur évidente nullité, de nos chefs d’Etat successifs. Rarement une gouvernance comme celle du président actuel, à part éventuellement la gigantesque escroquerie sarkozienne, n’aura si bien révélé le visage de notre supposée démocratie.


Tout n’est que slogans-formule à l’américaine (« Nous sommes en guerre ») et decorum législatif, ou en l’occurrence, ici, constitutionnel, pour masquer le vide abyssal de mesures politiques audacieuses et pratiques.


Après neuf mois de confinement pour lutter contre une grippe, l’amorce d’une crise sociale et un été sanglant (Axelle Dorier, le chauffeur de bus Philippe Monguillot…), on était en droit d’espérer le retour à la vie d’avant, un plan de protection des entreprises françaises à l’égard de la concurrence étrangère ou la tolérance zéro envers les voyous. Mais nous n’aurions rien de tout cela.


La démocratie favorise l’élection du plus piquant des frelons, non de l’abeille la plus laborieuse. Nous continuerons donc avec le spectacle permanent des mesurettes sans fondement, symboles de l’impuissance volontaire de l’Etat, perpétuel chômeur de l’action publique, allocataire à vie sur le dos des fourmis gauloises.


Emmanuel Macron souhaite-t-il préserver l’environnement ? Qu’il commence par prendre au sérieux les alertes de chercheurs indépendants sur les conséquences cérébrales de la 5G, qu’il promeut comme le nouveau miracle apte à sauver le capitalisme. S’il veut protéger la biodiversité, qu’il prenne fait et cause pour la corrida, qui maintient vivante la race des taureaux sauvages, que la prohibition des jeux taurins sacrifiera sur l’autel de la viande industrielle.


La biodiversité des peuples, d’abord, est en question : fermeture des frontières, gardées par des policiers armés et accompagnée d’un moratoire sur l’immigration, voilà de quoi garantir un sursis aux Français, espèce ignorée des écologistes béats.


Quant à la lutte contre le dérèglement climatique, cette menace a bon dos… Depuis la popularisation médiatique de ce cheval de bataille, on a semble-t-il oublié les pollutions bien concrètes subies quotidiennement par les Français : écrans numériques et explosion des cas de trouble de l’attention ainsi que baisse générale du QI, omniprésence du sucre raffiné qui crée dépendance et surpoids, pesticides et cancers comme celui - très répandu chez les agriculteurs - de la prostate, etc.


Où se trouve Emmanuel Macron lorsqu’on aborde ces dossiers-là ? Aux abonnés absents. Pourtant, l’écologie commence par la santé physique et psychique de notre peuple, conditionnée par la sauvegarde de son écosystème : la patrie.


Comme Sarkozy avait enterré la question identitaire avec le « grand débat sur l’identité nationale », Macron assomme l’écologie avec un discours insipide sur l’environnement.


Assommons-le avec notre désobéissance franche et joyeuse : cette année, à Noël, pas moins de douze à table !


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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