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Emilien Jacquelin, un Français au royaume des chatons


Emilien Jacquelin, je l’aime bien. D’abord parce que les Scandinaves ne l’aiment pas. Ce qui mérite l’approbation de tout honnête homme s’il en existe encore dans ce bas monde. Qui prendrait encore au sérieux la parole d’un Scandinave ? Toute leur histoire n’est qu’un diabolique chapelet de trahisons éhontées.


Commençons par la genèse. Les Scandinaves ont pour pères les Vikings, fléaux de l’Europe au IXe siècle, membres de la garde personnelle des empereurs byzantins, fondateurs de la Russie et découvreurs de l’Amérique… Rien que ça. « Colons de l’Amazonie », aurait ajouté Jacques de Mahieu, brave Provençal, ardent combattant de la Révolution nationale, exilé en Argentine sous le président Péron, qu’il assista, et où il assuma une honorable carrière universitaire.


Ultime exploit des « blonds fils de la Norvège, qui montaient la haute échelle à Saint-Germain des Près », selon André Lemoyne, auteur du splendide poème Matin de neige : leur conversion à la seule Vraie Foi, celle de notre sainte mère l’Eglise, ce qui n’est pas peu dire. Qu’ont-ils fait de cet héritage de berseker* ? Ils l’ont jeté dans un robot de cuisine Ikea entre le véganisme, le totalitarisme luthérien, l’éducation positive et une invasion migratoire.


Pourquoi tant de rage en ces lignes ? Parce que des Suédois et autres Erik le Rouge émasculés se sont permis de vomir sur Emilien Jacquelin pour sa prestation lors du championnat mondial de biathlon en Slovénie. Le sportif, après avoir commencé la course en fanfare, a raté ses cinq tirs. Jacquelin était « dévasté » comme il l’a lui-même confessé, puisque non seulement le podium lui échappait fatalement mais une très mauvaise place lui était automatiquement réservée. Le découragement l’a fait bâcler le reste de sa course, arrivant à la trentième et dernière place. Or, quelques entraîneurs et biathlètes scandinaves se sont fendus de déclarations bien audacieuses pour des gens dont les nations ont-elles-même rétrogradé à la dernière place de la civilisation européenne, puisqu’à part des étagères en bois condensé fabriquées par des Chinois de neuf ans, on ne voit pas trop ce qu’elles apportent au Vieux continent.


Le Norvégien Vetle Sjastad Christiansen a ainsi affirmé : « C’est un comportement typiquement français. Dès qu’ils ne peuvent plus jouer la gagne, ils arrêtent tout. » Ce à quoi Emilien Jacquelin a rétorqué, tel un chevalier à Azincourt :


« Mes émotions et les motivations qui me poussent chaque jour à m’entraîner et à faire du haut niveau sont surement bien différentes des Scandinaves. Mais leurs réflexions sont à l’image de leurs courses, sans passion. Désolé de courir avec le cœur, et non avec la raison. On règlera ça sur la piste. » (Le Dauphiné, 23 février 2021).

Le Coubertinage ridicule des Scandinaves est inaudible pour un Français fidèle. Le peuple français, c’est son drame, a remporté le plus grand nombre de victoires militaires de toute l’histoire. Dès lors, bon catholique même quand il est athée (« Ainsi, parce que tu es tiède… »), le Français ne supporte pas la médiocrité : il veut l’échec total ou la gloire. Merci Emilien pour ce rappel.

* Guerrier fauve surpuissant de la mythologie nordique.


Julien Langella



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