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Comme les Juifs à Babylone





Un océan de bêtise, d’immigrés, de répression sanitaire, d’impôts et de veulerie nous accable chaque jour. La plupart des gens qui nous entourent sont d’une laideur insondable : rhabillés à Primark, lobotomisés chez Hanouna, nourris aux promotions Carrefour, abêtis à l’école. On ne sauvera pas notre peuple. Que ce soit bien clair.


Les derniers Mohicans qui cumulent famille nombreuse, opinion identitaire, foi catholique et courage intellectuel vivent dans ce pays comme des lions en cage. Nous nous faisons voler la moitié de nos revenus par un Etat impotent qui organise notre propre disparition par l’avortement de masse, le grand remplacement et la Netflixisation des esprits.


Les moyens de répression (technologiques, judiciaires, policiers, professionnels, sociaux) sont quasi-infinis.Au XVIIe siècle, une foule de paysans en colère contre le fiscalisme pouvait facilement brûler le château du percepteur honni. De nos jours, on ne peut plus frauder le Métro sans être enregistré par une caméra de surveillance.


Nous sommes comme les Juifs de l’exil à Babylone. Ballotés de quinquennat en quinquennat, de gouvernement en gouvernement, sans que la situation ne change. Comme les Hébreux à Babylone, nous voyons défiler une kyrielle de satrapes incolores, qui œuvrent chaque jour pour des intérêts étrangers que nous concevons à peine.


Et puis, un Cyrus, comme le roi perse qui a libéré les Juifs de Babylone au VIe siècle avant Jésus-Christ, se présente à nous : Eric Zemmour. Comme Cyrus, Zemmour ne fera pas grand-chose pour les enfants du Bon Dieu. Non qu’il s’en désintéresse, mais sa marge de manœuvre – en ploutocratie parlementaire – est très faible. Cyrus a libéré les Juifs pour qu’ils aillent reconstruire le Temple à Jérusalem, c’est la mission historique assignée au Perse par les Ecritures.


Cyrus n’a pas gouverné les Juifs, il les a émancipés. Il y a de cela chez Zemmour. Sa parole libère la parole et donc les esprits. Certains peuvent déjà dire, la fameuse « génération Zemmour », qu’ils ont atteint la maturité politique, et même qu’ils sont sortis de la caverne du progressisme (comme ceux de Platon) grâce à Eric Zemmour lorsqu’il occupait le plateau de Laurent Ruquier avec ses tirades panzers.


Amusant : c’est le même schéma psychologique, chez ces jeunes zemmouromânes, que chez les soraliens. Une génération marquée par l’empreinte d’une bête de média. Comme les Juifs à Babylone, peu importe le nouveau despote. Même un Zemmour. Car la France est trop malade pour guérir d’un coup de baguette démocratique. Mais un coup d’arrêt imposé au wokisme, l’absence d’homosexuels noirs en bas résille à l’Elysée et une pause salutaire dans les attaques républicaines sur la famille (loi contre le « séparatisme ») seraient fort appréciables aux citoyens de seconde zone que nous sommes.


L’arrêt provisoire de la persécution, le temps de refaire nos forces et de souffler un bon coup, n’est pas négligeable. Zemmour ne nous offrirait pas la Révolution nationale, comme Trump n’a pas vengé le général Lee, mais s’il peut enfoncer des bambous taillés en biseau sous les ongles du gauchisme, on ne va pas bouder notre plaisir. Il n’y a rien d’autre à espérer d’une élection en République bananière de « France ».


Julien Langella



Retrouvez tous les samedis, dans le Quotidien Présent, les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana.


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