• Julien Langella

Pesticides : épandage de bêtise au-dessus d’un nid de Français


Dans ce débat sur la distance minimale d’épandage, la parole est prise en otage par les blagues de potache du gouvernement français, qui prétend protéger les riverains avec sa DMZ de cinq à dix mètres : plus c’est petit, plus ça passe ! Par l’agro-business qui manipule les agriculteurs français en pointant du doigt une écologie « punitive » accusée de casser leur outil de travail. Et bien sûr par les écologistes officiels, qui encouragent le libéralisme d’une main (GPA/PMA, cannabis, immigrationnisme, etc.) et prétendent le frapper de l’autre en attaquant les multinationales et la finance.

D’abord, le gouvernement : pourquoi la distance entre zone d’épandage et habitations devrait être de cinq à dix mètres alors que la distance protégeant les points d’eau est d’au moins 50 mètres - 100 pour l’eau des ménages - selon l’arrêté du 12/09/2006 ? Pourquoi veille-t-on plus à la qualité de l’eau qu’à celle de l’air ? La qualité de l’eau est un totem politique fort qui frappe les consciences, comme la question du climat, qui force l’Etat à s’y intéresser. Et puis, on aurait l’air fin si les touristes de nos centres de vacances revenaient chez eux avec un troisième bras au milieu du dos (pourtant bien pratique pour toucher les pots de vin du BTP ou de Monsanto). En effet, les lieux de baignade sont mieux protégés que l’eau des égouts, qui se déverse pourtant dans la mer.

Ensuite, l’agro-business, FNSEA et consorts : les pesticides ne sont pas une fatalité, plusieurs paysans innovants, produisant des cultures à haut rendement, ont trouvé des alternatives : Pascal Poot, Yves de Fromentel, Felix Noblia ou Christophe Bitauld ne reçoivent pas l’ombre d’un soutien politique. Et pour cause : ils produisent d’abord pour les Français et ne sont donc pas intégrés dans le système industriel d’exportation. Celui-ci met à genoux les agriculteurs avec des prix bas et les rend dépendants des subventions, broyant les derniers paysans dans la centrifugeuse à double-rotation libérale et étatiste, pour en faire sortir des « exploitants » en blouse blanche et gants de latex, manipulant des bidons de biocides et des molécules de maïs mutant entre deux achats de semences dûment inscrites au Catalogue officiel. Emmanuel Macron ne remet pas en cause ce modèle, il le teint seulement en vert pour le marier à la sensibilité écologique populaire. L’agro-business feint de l’ignorer, comme il ferme les yeux sur de nombreux exploitants, racailles des champs qui débordent régulièrement sur leurs voisins. Et certains à droite, par antigauchisme primaire, croient défendre les « paysans » en cautionnant cette agro-industrie dominante, déracinée, qui est à la paysannerie ce que le fast-food et au bouchon lyonnais.

Traçons une autre voie : localisme, autonomie alimentaire (donc immigration zéro et remigration), agroécologie, fin de la fiscalité anti-propriété, préférence maraîchère à l’acquisition des terres, défense du pouvoir des maires, déconcentration urbaine et souveraineté économique. En un mot : renaissance !

Article paru dans le quotidien Présent, 14 septembre 2019.

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