• Julien Langella

Du 13 novembre 2015 à Médine : l’immigration-invasion au Bataclan


Qui est le rappeur Médine ? Un artiste islamiste ? L’image est partout sur les réseaux sociaux : il apparaît en train de « tenir » un cimeterre peint sur son t-shirt. Quand on poursuit l’analyse du personnage, on découvre une réalité complexe : Médine provoque en utilisant des mots et des images explosives, jouant sur leur ambigüité, comme celle du jihad. Les musulmans, c’est leur argument tarte à la crème favori, parlent du « petit jihad » comme d’une guerre sainte et du « grand jihad » comme une guerre intérieure. Par ailleurs, Médine appelle à « crucifier les laïcards » tout en se faisant le défenseur exigeant d’une laïcité équilibrée (jouant le rôle, dans le titre Don’t laïk, d’un exorciste purgeant la République de ses démons « islamophobes »). Sa compagne, très visible sur les vidéos où il met en scène sa vie privée, est une laotienne qui ressemble plus à Nabilla Benattia qu’à l’ex-rappeuse Diam’s, récemment convertie à l’islam.

Médine est un rappeur qui se veut leader d’opinion.

Comme dans le clip Speaker corner où il joue avec les codes de la contestation de rue à l’américaine, avec des clins d’œil appuyés aux Black Panthers, à l’instar du poing levé dessiné sur des brassards noirs. Dans Protest song, il invoque pêle-mêle Mohammed Ali, Martin Luther King et Gandhi. Un thème revient souvent dans ses chansons : celui de l’éducation des jeunes et des populations défavorisées, relayé par les t-shirts à message de sa boutique Le savoir est une arme. En 2017, à Toulon, il affirme que « le rap a sauvé la France de ses propres enfants en perdition, désamorçant certaines bombes » et appelle les jeunes à cesser de « renvoyer la faute à l’appareil d’Etat ». Dans Speaker corner, toujours, il se réclame du journaliste bobo Edwy Plénel, ex-patron du Monde et aujourd’hui à la tête de Mediapart. Cultivant un style vestimentaire de citadin chic et décontracté, Médine n’a pas l’allure d’un gangsta rapper ni d’un taliban : avec ses grosses lunettes carrées d’intellectuel militant et son bonnet de hipster, il se forge une image de sage rebelle, un peu ascète, un peu m’as-tu-vu, mais toujours progressiste. Le produit marketing parfait pour un rap éclairé.

Bref, Médine, c’est le rap conscient qui ramasse toutes les clientèles : musulmans stricts, dealers de banlieue et journalistes à Libération. Médine n’est donc pas l’incarnation d’un « nazislamisme » anti-occidental ou de je ne sais quel « islamofascisme ». D’ailleurs, l’usage par certaines figures de la droite de cette rhétorique antifasciste empruntée à l’extrême-gauche est une grave erreur politique. Les mots ont un sens : on ne combat pas son ennemi avec le vocabulaire qu’il a forgé pour criminaliser la défense de notre identité, des valeurs traditionnelles et de l’ordre social.

Pourtant, on vient de découvrir qu’il a été l’ambassadeur officiel de l’association Havre de savoir, véritable plaque-tournante de la scène islamiste en France et très influencée par les Frères musulmans. Il est également l’ami intime des frères Ramadan, dont l’aîné, Hani, a eu cette phrase : « La femme sans voile est comme une pièce de 2 euros, elle passe d’une main à l’autre. » Médine est donc une arme de soft power pour une partie des islamistes, c’est-à-dire un outil d’influence. Que celui-ci en soit conscient ou non, c’est un autre débat et ça ne change rien à l’affaire. A propos des meurtres commis par Mohammed Mérah à Toulouse, il a déclaré à des collégiens : « La réaction des médias est à vomir. Ils ont stigmatisé les musulmans. Ils en font l’ennemi numéro un. Cet événement détruit toutes les passerelles construites. Les musulmans vont devoir porter un poids supplémentaire. » Des innocents sont assassinés et la seule réaction dont le rappeur « conscient » se montre capable est une pensée émue pour les musulmans qui pourraient être publiquement assimilés à Daech… En toutes circonstances, Médine, brave musulman, défend en priorité les brebis galeuses de la communauté.

Médine incarne une vérité que nous devons tous avoir en tête : en islam, il n’y a pas cette séparation stricte et infranchissable entre les meurtriers, qui suivent le Coran à la lettre, et les autres, obligés de verser un peu d’eau dans leur thé à la menthe pour conserver une foi impossible à mettre en pratique jusque dans ses moindres commandements. Les uns comme les autres obéissent au même texte écrit directement, croient-ils, de la main de Dieu. Ce qui en limite les interprétations possibles… C’est la raison pour laquelle la théologie musulmane est quasi-inexistante et que les juristes musulmans, en revanche, sont légion : ces derniers sont indispensables au croyant devant assumer quotidiennement une doctrine justifiant la mort des kouffars (« mécréants »). L’islam est une tribu aux liens tellement serrés que le musulman dit « modéré » préférera défendre l’honneur de son frère criminel plutôt que d’admettre l’origine coranique du terrorisme. L’équation se vérifie constamment.

Alors, de quoi Médine est-il le nom ? C’est très simple : Médine est un immigré musulman donneur de leçons, comme un très grand nombre de ses cousins, avec un sens aigu de la solidarité tribale, là aussi… comme ses cousins. Ni plus, ni moins. Et c’est la raison pour laquelle il est indécent de le voir se produire, lui qui chante « on a colonisé / je viens rendre la pareille », dans un lieu où des Français ont été assassinés par d’autres immigrés, pratiquant la vengeance communautaire avec moins de tact que leur confrère émérite. C’est l’immigration qui a tué au Bataclan, ce sont les immigrés que nous ne voulons plus voir en France.

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